PROJET INUTILE LYON TURIN FERROVIAIRE

UTILISONS LES INFRASTRUCTURES EXISTANTES

Projet

Panique sur le Lyon Turin !

Dans notre dernier article, nous faisions le pari que la visite de Madame Elisabeth Borne dans la galerie de reconnaissance donnerait lieu à l’habituelle mascarade et bien nous aurions dû miser de l’argent… Seule différence coloristique, pour la photo sur la passerelle du tunnelier Madame Borne et les élus locaux radieux étaient équipé de gilets orange!

Le promoteur TELT a donc investi dans une nouvelle panoplie de gilets en évitant la couleur jaune, marquant ainsi la distance entre ce projet et les revendications relatives à la bonne gestion de l’argent publique. Les gilets orange deviennent donc le symbole des lobbys destructeurs et gaspilleurs d’argent public !

Depuis, les événements se sont emballés. Le projet est gelé mais pas vraiment. Le lobby s’enflamme et demande un référendum. Les élus annoncent de nouvelles subventions européennes immédiatement démenties… La panique enfle… Une seule certitude : on nous prend pour des cons !

1/ La nouvelle analyse socio-économique italienne conclut que les coûts liés à la construction dépassent de 7 milliards d’euros les bénéfices démontrant ainsi l’absence d’Utilité Publique du projet. Dans un monde raisonnable, ce rapport déclencherait l’arrêt du projet. C’est sans compter sur nos hommes politiques visionnaires !

2/ Balayant tous ces arguments financiers et techniques, Monsieur Gérard Collomb (71 ans) en voyage de promotion pour le Lyon Turin à Milan, explique que le projet « dépasse largement la question des infrastructures ». Pourquoi se préoccuper de l’utilité publique alors que « l’emblématique » Lyon Turin permettrait de relier les grandes agglomérations et ainsi de sauver l’Europe de la concurrence américaine et asiatique ? Visionnaire égaré, « convaincu que l’avenir de l’Europe se construira autour des mobilités » Monsieur Collomb oublie d’expliquer comment un train sans arrêt de Lyon à Turin permettrait de développer les vallées franco-italiennes malmenées par des années de travaux !

3/ Monsieur Etienne Blanc, Vice-Président aux finances de la région et futur concurrent de Monsieur Collomb à la mairie de Lyon, entre dans la danse en assurant avoir obtenu le financement européen des accès de Lyon à Saint Jean de Maurienne à hauteur de à 50%. Immédiatement démenti par un communiqué cinglant du ministère des transports, Monsieur Blanc s’entête.  Le Lyon Turin serait-il devenu un enjeu de la course à la mairie de Lyon ?

4/ En 2018, afin de réduire le budget des accès, de nombreux élus locaux ont proposé une version allégée priorisant le contournement de Lyon et de Chambéry, oubliant les zones rurales. Madame Borne à rejeté ces modifications qui supposent l’annulation de la DUP de 2012 et renvoyé les élus locaux à la recherche du financement.

5/ Poussé par le lobby et le promoteur à lancer les premiers appels d’offre et à engager les travaux définitifs, la coalition italienne au parlement réagit en gelant le projet. Monsieur Edouardo Rixi, secrétaire d’état aux transports, nous apprend que le dégel aura lieu dans 15 jours et que d’ici là on va étudier un « mini TAV », moins cher. L’Italie a transformé le projet de nouvelle liaison en une remise à niveau de la ligne existante.  Le « mini » TAV serait un projet réduit au seul tunnel de base, sans gare internationale à Suse et sans amélioration des accès italien.

6/ Exaspéré Monsieur Sergio Chiamparino (70 ans), Président de la région Piémont, exige un référendum. Nul doute qu’avec un budget de communication extensible subventionné par l’Europe et les collectivités françaises, 1.5 millions d’euros en 2017, le lobby saurait convaincre la population que le Lyon Turin relancera à lui seul l’économie italienne.

7/ Pendant ce temps, le promoteur achève la galerie de reconnaissance et annonce une baisse drastique des effectifs pour septembre 2019 et ne pourra donc plus utiliser cet argument marketing!

8/ La France presse l’Italie car le gel du projet pourrait faire perdre la subvention de l’Europe. Dans le cas d’un retard, l’Europe conserve la subvention correspondant à des travaux non réalisé. Cette participation pourrait faire l’objet d’une seconde demande et serait donc seulement repoussée.

La panique enfle… Une seule certitude : on nous prend pour des cons !

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