En tuant la ligne existante le lobby La Transalpine condamne les populations de nos vallées à suffoquer pendant des dizaines d’années !

Pour argumenter la nécessité des nouvelles infrastructures, le lobby s’acharne à démontrer l’incapacité de la ligne existante à accueillir le trafic international de fret et voyageurs.

Les suisses ont eu une démarche plus intelligente. A l’ouverture du nouveau tunnel du Saint Gothard en décembre 2016, la voie ferrée existante transportait 16 millions de tonnes de marchandises par an. Cet axe était fortement utilisé pour les échanges et le transit commercial Nord Sud. La fonction de la nouvelle infrastructure étant d’apporter de meilleures performances à des clients utilisateurs du mode ferroviaire, le basculement vers le nouveau tunnel s’est fait avec une base de trafic solide. Au-delà de cette première étape l’augmentation de capacité liée à la mise au gabarit de tout l’itinéraire italo-allemand sera lente.

Le lobby pro Lyon Turin vient d’inventer l’actuelle et irrémédiable saturation de la ligne existante à 3 millions de tonnes par an. Parallèlement, pour 2030, le lobby fait miroiter l’image d’un nouveau tunnel qui attirerait dès la première année l’équivalent des marchandises transportées par 1 million de camions (environ 12 millions de tonnes). Qui peut croire à la génération spontanée de ce nouveau flux ? Le scénario financier du projet prévoit le basculement de 14.5 millions de tonnes de marchandises de la ligne existante vers le futur tunnel.

Pour obtenir la réalisation des travaux, le lobby semble prêt à tuer la future rentabilité du projet.

Dans ce cas, les populations seraient condamnées à souffrir de la pollution des camions en attendant un nouveau tunnel et une montée en capacité hypothétique, c’est-à-dire des dizaines d’années.

La stratégie est irresponsable, comment qualifier les moyens mis en œuvre ?

La triste histoire DES DEUX « Notes SNCF Réseau »

1 – En réponse au questionnaire d’un journaliste, SNCF Réseau a rédigé une note publiée ici

2 – Monsieur Thomas Allary Directeur Territorial de SNCF Réseau Rhône Alpes a envoyé un courrier à Monsieur Gounon, président de La Transalpine, avec un « extrait d’une note généraliste » publiée ici

La comparaison montre que cette seconde note est extraite de la réponse au questionnaire. Des variations de données de trafic apparaissent et des informations ont été modifiées ou retirées.

Ce document émet des hypothèses de renforcement des mesures de sécurité au tunnel du Fréjus et énonce les conséquences sur la capacité. Dans la synthèse de La Transalpine transmise à tous les élus de Maurienne, les résultats hypothétiques les plus faibles sont utilisés pour décrire la situation actuelle.

En bref, si SNCF Réseau écrivait « s’il est décidé d’interdire les trains dans ce tunnel, la capacité de la ligne serait de zéro ». La Transalpine comprendrait probablement qu’il ne passe plus aucun train actuellement dans le tunnel et, plus sinistre encore, relayerait cette information aux élus et à la population !

Ce même SNCF Réseau (ex RFF), a rédigé le dossier d’enquête préalable à la Déclaration d’Utilité Publique de 2012 et indique une capacité de 14.5 millions de tonnes et un équivalent de 120 trains par jour sur la ligne du Mont Cenis. Nous en restons à ces éléments officiels et continuons à montrer que l’utilisation de la ligne existante est la seule solution immédiate et crédible!

Courrier de la Transalpine à Monsieur Jean Pierre Vial Sénateur de Savoie

Mail de Monsieur Jean Pierre Vial Sénateur de Savoie aux maires de Savoie

Voir Analyse de Monsieur Patrice Salini