PROJET INUTILE LYON TURIN FERROVIAIRE

UTILISONS LES INFRASTRUCTURES EXISTANTES

Projet

L’irresponsable puissance du lobby pro Lyon Turin

A force de menaces de pénalités, la commission européenne aurait réussie à obtenir l’engagement écrit du Président du Conseil italien Giuseppe Conte pour la réalisation de la section transfrontalière. La teneur de cet engagement reste à confirmer car le courrier n’a pas été rendu public.

A force de pression, la commission européenne a déclenché une crise politique en Italie et la démission de Giuseppe Conte. Ce qui pourrait conduire à la victoire du parti d’extrême droite.

On ne peut que constater l’incroyable puissance du lobby pro Lyon Turin capable de renverser le gouvernement qui a tenté de remettre en cause le projet et dénoncé la rentabilité socio-économique du projet.

En France, après avoir imposé au président de la république la réalisation de la section transfrontalière, le lobby poursuit son irresponsable stratégie. Sous peine de ne pas avoir de retour sur cet investissement énorme, il s’agit maintenant d’imposer les nouvelles infrastructures pour accéder au tunnel de base et le CFAL Contournement Ferroviaire de Lyon Nord et surtout Sud.

Le lobby n’hésite pas à écrire au sujet de la section transfrontalière : « Un énorme tuyau d’une capacité de 40 Mt/an connecté à un petit robinet ? Une situation ubuesque que seul l’aménagement de 190 km de lignes nouvelles entre Lyon et l’entrée du tunnel international à Saint-Jean-de-Maurienne doit permettre d’éviter. C’est ainsi que le programme Lyon-Turin a été conçu. Ces voies d’accès performantes garantiront l’optimisation des investissements (8,6 Md€) consentis sur le tunnel par l’UE, l’Italie et la France. » « La réalisation du Contournement Ferroviaire de l’Agglomération Lyonnaise (CFAL), connecté aux accès du Lyon-Turin, est donc essentielle… » Or, la section Sud « est capitale pour capter les trafics en provenance du Sud…» « Dans cet esprit, il convient d’intégrer la probable accélération du calendrier d’aménagement des accès alpins du Lyon-Turin à l’horizon 2030-2035 »

Piégé, le gouvernement n’a que peu de marge de manœuvre… La ministre des transports Elisabeth Borne essaye de positionner la modernisation de la ligne existante et a demandé au préfet les études pour porter la capacité des accès existants à 10 puis 15 millions de tonnes de marchandises afin d’alimenter le tunnel.

Cet été les élus savoyards se sont mobilisés contre cette décision ministérielle du 8 avril 2019. Utilisant la fermeture temporaire de la ligne existante à la suite d’une coulée de boue pour disqualifier toujours plus l’infrastructure actuelle, les élus ont exigé une accélération de la solution extrême des nouveaux accès. Parallèlement le lobby fournissait les photos de la coulée aux chaînes de télévisions pour assurer la médiatisation de l’événement.

On ne sait plus si le lobby est au service des élus qui le financent ou si les élus sont au service du lobby qui obtient des investissements pour les territoires de ces élus…

Une seule certitude : l’argent dépensé est le notre !

Un partenariat et des liens de dépendances étalés publiquement. Ainsi l’Elysée publie sur sont site les grandes entreprises françaises mécènes du G7 de Biarritz.

La France choisie d’être dépendante de l’aide financière des grandes entreprises pour organiser un sommet diplomatique… et ainsi sera redevable…  peut être d’un projet Lyon Turin ? ou pire ?

En 2018 la colère populaire était jaune ! Quelle sera la couleur de la prochaine vague de colère ?

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