PROJET INUTILE LYON TURIN FERROVIAIRE

UTILISONS LES INFRASTRUCTURES EXISTANTES

Projet

Le Lyon Turin au 20 heures de France 2 – Analyse d’une grande première !

Le Lyon Turin traité dans le 20 heures de France 2 le 22 mai, c’est l’espoir de voir plus de français s’intéresser à ce sujet. Alors il est important que les informations soient factuelles et que la communication du promoteur soit contrebalancée par une analyse des faits.

Nous vous proposons des précisions !

Lancement de Madame Lapix : L’Italie « compte revenir sur certains engagements européens et notamment le financement du fameux tunnel Lyon Turin. Les travaux ont pourtant déjà commencé »

Seuls les travaux d’études et de reconnaissances ont commencé. Les travaux définitifs devraient (conditionnel) être lancé cette année.

Au Sénat, la Ministre des transports, Madame Elisabeth Borne précise la situation du projet Lyon Turin, en réponse au sénateur Monsieur Guillaume Gontard, le 31 mars 2018 : « S’agissant du tunnel… les travaux de reconnaissances sont désormais réalisés à plus de 75% avec plus de 23 km percés à ce jour. Les travaux définitifs du tunnel devraient être lancés au cours de l’année 2018.»

Voir l’article du 15 avril : La Ministre fait le point

La réponse d’Elisabeth Borne : Vidéo

Commentaires de la journaliste Madame Claire Colnet :

1/ « Un projet imaginé pour désengorger les Alpes des camions »

En 35 ans les objectifs et l’argumentaire ont varié afin de justifier l’importance du projet. Dans les années 80, le Lyon Turin était en priorité une Ligne à Grande Vitesse pour le transport des voyageurs. Cet argument initial a été abandonné et le transport des marchandises est devenu la priorité. L’hypothèse de la saturation des infrastructures rendait la nouvelle liaison indispensable. Les prévisions de flux et de saturations se sont révélées erronées. Le Lyon Turin est donc devenu la solution pour favoriser le report modal et capter les marchandises qui transitent le long de la méditerranée ou détourner les flux orientés Nord Sud traversant la Suisse.

2/ « A partir de 2028, elle est censée transporter 40 millions de tonnes de marchandises par an »

Le dossier d’enquête préalable à la DUP de 2007 précise que la seule mise en service du tunnel de base permettrait de transporter 3 millions de tonnes de marchandises en plus. C’est la réalisation de la totalité du projet accès français + tunnel de base + accès italiens tels que définis en 2006 qui permettrait d’atteindre les 40 millions de tonnes (page 59)

3/ « 22 km de diverse galeries nécessaires ont déjà été percées »

Ces 22 km sont des galeries de reconnaissances comme expliqué précédemment

4/ « En cas de retrait unilatéral du chantier l’Italie pourrait risquer de lourdes pénalités financières »

Le contrat de gouvernement italien indique « Concernant la Ligne à Grande Vitesse Turin-Lyon, nous nous engageons à rediscuter intégralement le projet en application de l’accord entre l’Italie et la France ». Ce qui signifie qu’une décision unilatérale est exclue.

La notion de pénalité est absente de la totalité des accords franco- italiens de janvier 1996, janvier 2001, janvier 2012, février 2015 et mars 2016. Dans la mesure ou le retrait unilatéral n’est pas envisagé on voit mal à quelles compensations financières l’état italien serait condamné.

Vidéo : Extrait du journal de 20 heures du 22 mai 2018

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